GROUPE IMAWALANES
Mouhamad Ahar est né en 1963
dans une famille bergère touarègue nomade du massif de l'Aire au Niger, près du village de In-Gall situé à 150 km environ au sud ouest d'Agadez. Fils de Ahar et de Tchibiltchi célèbre chanteuse de danse traditionnelle des années 1960.
Il est sixième enfant d'une famille de
douze enfants. En 1974, à l'âge de onze ans, Mouma fut recruté à l'école primaire obligatoire et perd son père en 1976.
A la fin de son éducation primaire « à l'école du Blanc », il fut envoyé au collège d'enseignement général (l'équivalent du lycée) à Agadez avec certains de ses amis qui étaient aussi fils de nomades. Mouma était loin de faire face à la vie en ville et n'est pas passé en classe supérieure; il a été renvoyé du collège et a fini dans la « rue ». Alors, Mouma a choisi de quitter
la ville pour retourner au campement de ses parents pour les aider dans leurs
tâches quotidiennes. Il abreuvait le bétail
et le conduisait vers de meilleurs pâturages.
Comme tous les Touaregs, sa famille a
vu mourir tout le bétail pendant de longues périodes de sécheresse dans les années
70 et 80. Cela signifiait la fin de la vie nomade; quand les animaux sont morts,
les Touaregs ont perdu leur racine et
toute leur existence n'avait pas de sens.
Ils vivaient dans des conditions précaires en ville; ils étaient étrangers à la vie en ville et commencèrent à se poser des questions devant leur isolement. La révolte armée des Touaregs a attiré de nombreux jeunes Touaregs et en 1992, Mouma
décida de rejoindre ses semblables et de combattre avec eux.
Pour éclairer les Touaregs sur la bataille engagée par les rebelles et convaincre
les hommes de se joindre à eux, les rebelles se sont servi de la poésie et
de la chanson touarègues qu'ils ont enregistrées avec des moyens modestes et propagées secrètement parmi leurs frères. L'utilisation de la poésie et de la chanson au rythme du Tindé traditionnel (une
sorte de tambour) et de l'imzad (un violon) accompagnés de deux guitares acou-stiques est devenue un « phénomène social » réel – et un danger pour les pratiquants.
Dans le désert du Ténéré, la famille déménageait de camp presque chaque jour et c'était dans cet endroit que le grand frère de Mouma, Abdalah Oumbadougou chef d'orchestre T'Akrist N'Akale lui apprenait à jouer la guitare à quatre cordes. Mouma avait une volonté farouche d'apprendre et avait le désir de communiquer et seulement de sa première composition de soliste auteur compositeur interprète quelques mois plus tard, il effectua son premier enregistrement dans le Ténéré. Entre 1992 et 1993, Mouma a composé 11 morceaux qui concernaient tous la rébellion. Les copies de ces enregistrements sont recherchées bien qu'elles soient interdites. Mouma a soutenu la révolte en organisant des concerts illégaux en Algérie et en
Libye parce qu'il est sans papier et a envoyé toutes les recettes de ces manifestations au front.
Ce nouveau style musical portait le message des rebelles touaregs d'un campement à l'autre, de chambre à chambre, d'amis à amis. C'était au
cours de ces moments intenses où l'engagement pour la noble cause
était grand, que Mouma fit sa première tentative dans la musique moderne
en essayant de combiner le rythme
du Tindé au reggae, blues, jazz et du rock. Il portait même des cheveux
qui descendaient jusqu'à ses épaules qui lui valait le nom de Mouma Bob. |
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Mohamad Ahar, mieux connu sous
le nom de Mouma, Musicien Touareg.
Lorsque le traité de paix a été signé en 1995 entre le gouvernement nigérien
et la rébellion touarègue, l'amnistie totale a été accordée. Mouma, qui, à l'époque s'appelait Bob, a décidé de rentrer chez lui et consacrer sa vie à la musique. Mouma change de philosophie et commence à composer des poésies sur: la paix, unité, solidarité, tolérance, la vie des enfants et de la femme.
Il décida de quitter l'OTA (orchestre Takriste N'akale) pour se promouvoir
en troubadour.
Mouma est un musicien recherché
pour l'animation au cours des soirées
et des occasions spéciales telles que fêtes nationales et réceptions diverses. Lentement, il commence à être connu même au-delà des frontières du Niger. Il a joué à maintes reprises à l'étranger. Mouma décide de former son mixte groupe IMAWALANES (éleveurs/
nomades) de cultures Peulh et Touaregues.
Le groupe IMAWALANES est composé de 13 personnes.
Guitare principale (auteur – compo-
siteur – interprète) chef de groupe,
Tindé (tam-tam) traditionnel, Assakhalabo (calebasse renversée
dans un basin d'eau), Batterie, Guitare solo, Guitare accords, Guitare basse, Voix
2 filles.
Chorographie, Danse et chant:
2 danseurs Touaregues (Kel – Tamasheq), 2 danseurs Peuhls
(Wodabé).
Le groupe de Mouma donne aussi
de mini concert avec 8 personnes et concert en guitare acoustique:
deux guitare sèche un Tindé et un assakhalabo (instrument
traditionnelles) 4 personnes.
Le Tindé est une sorte de mortier africain utilisé pour écraser le mil. Il est couvert de peau de chèvre démontable et sur
les deux côtés, il y a deux
pilons reliés par une corde. Normalement,
l'on choisit deux jeunes et belles filles
qui s'asseyent à
côté du tambour et à
l'aide des pilons, on décide du rythme
et du son. On peut même battre les pilons avec une roche pour atteindre
le son que l'on désire. L'assakhalabo
est un récipient rempli d'eau aux deux-tiers. Dans l'eau, flotte une calebasse
de haut en bas que l'on bat avec une sandale au rythme
que
l'on veut (de préférence une sandale touarègue). L'assakhalabo sert de contrebasse au Tindé. L'accompagnement de ces instruments d'un saxophone, d'un piano ou d'une batterie et de tout autre instrument musicale peut aussi être efficace. Mouma donne des concerts
en orchestre avec la guitare électrique
et la guitare sèche (acoustique) et interprète aussi en solo.
Contact:
Mouhamad Ahar
BP 224
Agadez
Niger
Tel : +227 96 87 46 10
Email: moumaahar@yahoo.fr |